Conférence publique du 27/11/2015

Par Henri BARTHOLIN : Professeur honoraire des universités

Toutes applications de nouvelles technologies, comme toutes actions, ne présentent pas que des avantages, elles peuvent être la source de dangers pour l’environnement et la santé. Elles ont toutes la possibilité d’être à l’origine de dangers prévisibles, mais aussi imprévus, et dans ce dernier cas, le conférencier nous propose le principe de vigilance. Il illustre ses propos par de nombreux exemples dans le domaine des nanotechnologies, de l’énergie, des sciences du vivant.

Les résultats de la recherche fondamentale dans les domaines scientifiques sont à l’origine de découvertes de nouveaux matériaux et technologies. L’industrie tire profit de ces découvertes pour la mise en place d’applications pratiques. C’est à ce moment là qu’intervient la nécessité d’analyser les conséquences de ces nouvelles technologies en matière de dangers potentiels concernant la pollution, le traitement des déchets, la santé humaine. La plupart des nouvelles inventions n’obtiennent pas l’autorisation de mise sur le marché, car présentant des risques trop importants. Mais il est difficile de prévoir les risques potentiels à échéance de plusieurs années ou décennies.

Le concept de principe de précaution est apparu vers le milieu du 20e siècle, impliquant la prise en compte des dommages graves et irréversibles sur l’environnement ou la santé. L’application trop rigide de ce principe de précaution peut se révéler nuisible à notre souci de développement économique. Un pays qui souhaite exporter doit innover, sinon il sombre dans l’immobilisme. Le conférencier propose le principe de vigilance qui devrait être préférable au principe de précaution.

Comme exemple, on peut citer le problème de la vaccination. La peur des conséquences d’une vaccination doit-elle être plus forte que la crainte de la maladie ? L’expérimentation sur les plantes transgéniques constitue un autre exemple. A l’époque actuelle, le problème de l’énergie se pose de façon cruciale. Les recherches portent sur les économies d’énergie, le stockage, le type d’énergies les moins polluantes, le moins chères, celles dont les déchets sont le plus facilement détruits. La recherche devrait nous permettre de choisir le type d’énergie du futur. A chaque pas, un choix s’impose. Quelle place doit-on réserver aux énergies renouvelables, à l’énergie nucléaire, comment assurer la transition entre la fission et la fusion de l’atome.

Les nanotechnologies offrent un champ nouveau de possibilités dans un grand nombre de domaines. La création de nouveaux matériaux avec des caractéristiques nouvelles va bouleverser notre vie quotidienne. Dans le domaine médical, les applications sont nombreuses qu’il s’agisse du dépistage, des traitements, des interventions chirurgicales. La maitrise du vivant, partant du règne végétal et animal atteint l’être humain. A ce stade, ce sont les problèmes d’ordre éthique qui vont se poser.

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